En Bretagne, les attaques de capricorne des maisons (Hylotrupes bajulus) concernent principalement les charpentes en bois résineux non ou insuffisamment protégées.
Contrairement aux idées reçues, l’humidité n’est pas la cause directe de l’infestation, mais elle favorise un environnement propice au développement larvaire. Sous les toitures, la combinaison chaleur estivale + bois résineux + absence de traitement actif constitue un contexte idéal pour cet insecte xylophage.
Le véritable danger du capricorne réside dans son activité larvaire prolongée, souvent invisible pendant plusieurs années. Les dégâts sont internes, progressifs, et compromettent la résistance mécanique des pièces porteuses bien avant l’apparition des premiers signes visibles. C’est pour cette raison que le traitement du capricorne du bois ne peut être improvisé et doit reposer sur un diagnostic technique précis et un protocole professionnel normé.
Qu’est ce que le capricorne des maisons et comment évolue t’il ?
Le capricorne des maisons est un coléoptère de la famille des Cérambycidés. L’insecte adulte, noir à brun foncé, mesure généralement entre 10 et 25 mm. Sa durée de vie est courte, de 15 à 25 jours, durant lesquels il ne se nourrit pas. Son unique fonction est la reproduction.
La femelle pond ses œufs dans les fissures, gerces ou abouts de bois, en priorité dans l’aubier des résineux (sapin, épicéa, pin, douglas, mélèze). Après éclosion, la larve pénètre immédiatement dans le bois et entame un cycle larvaire long, compris entre 3 et 11 ans selon la température, l’hygrométrie et la qualité nutritive du bois.
Durant cette phase, la larve creuse des galeries internes orientées dans le sens du fil, ce qui explique la difficulté de détection. Ce n’est qu’au moment de la nymphose que l’insecte perce la surface du bois, laissant apparaître les trous de sortie ovales caractéristiques (7 à 10 mm).
Pour le traitement, cela implique une chose essentielle : l’attaque est toujours plus étendue que ce que l’on voit.
Pourquoi traiter sa charpente lors d’une infestation de capricornes ?
Le capricorne est l’un des insectes xylophages les plus destructeurs pour les structures bois, pour trois raisons techniques :
Il attaque des bois porteurs (charpentes, pannes, chevrons, fermes).
Il agit en profondeur, sans laisser de traces précoces en surface.
Son cycle est long, ce qui permet une dégradation progressive mais massive.
Un traitement de surface seul est donc insuffisant dès qu’une infestation est active. Le protocole doit viser :
l’élimination des larves au cœur du bois,
la neutralisation des adultes,
la protection durable contre toute nouvelle ponte.
Comment reconnaître une infestation de capricorne ?
Avant toute intervention, le diagnostic repose sur des contrôles mécaniques et visuels précis, et non sur une simple observation superficielle.
Le technicien commence par identifier la nature de votre charpente. Le capricorne des maisons se nourrit exclusivement de résineux (épicéa, sapin, mélèze, aulne). Dans les habitations antérieures à 1945, la charpente est souvent en feuillus (peuplier, frêne, châtaignier, saule).
Dans le doute, bûcher le bois À l’aide d’une hachette émoussée, portez des coups courts tous les 50 cm sur les pannes, solives ou poutres, dans le sens du fil du bois. Si la structure est infestée, des fragments de bois se détacheront clairement. Piquer la partie inférieure des pannes, chevrons ou pieds de ferme (zones encastrées dans la maçonnerie) avec un poinçon ou un tournevis. Une pénétration facile révèle un bois fragilisé par les larves.
La présence de vermoulure fine, de frass, de Des trous ovales de 7 à 10 mm, voire de cadavres d’insectes adultes confirme une activité passée ou en cours. Dans certains cas, une détection acoustique permet également de capter l’activité larvaire dans le bois.
Étapes du traitement curatif contre les capricornes du bois
1. Diagnostic technique approfondi
Le diagnostic vise à identifier l’insecte, cartographier les zones infestées et évaluer la résistance mécanique des bois. Il conditionne le choix du traitement (curatif seul ou curatif + préventif).
2. Préparation des bois (bûchage)
Les parties vermoulues sont retirées par bûchage afin d’éliminer un maximum de larves et d’exposer le bois sain. Cette étape est indispensable pour permettre une imprégnation efficace du produit. En cas de dommages importants, il est recommandé de remplacer les parties atteintes par du bois traité pour restaurer la solidité de la structure.
3. Brossage et dépoussiérage
Les surfaces sont nettoyées mécaniquement afin de supprimer la vermoulure résiduelle et favoriser la pénétration des biocides.
4. Traitement curatif par injection
Des perçages sont réalisés dans les bois de forte section (pannes, arbalétriers, fermes), généralement aux deux tiers de l’épaisseur, avec un espacement maîtrisé.
Un produit biocide certifié CTB-P+, à base de perméthrine ou de sels de bore selon le cas, est injecté sous pression contrôlée pour atteindre les galeries larvaires.
5. Application par pulvérisation
Une pulvérisation complète en double passe croisée est réalisée sur l’ensemble des bois accessibles afin d’éliminer les larves proches de la surface et empêcher toute nouvelle ponte.
6. Contrôle, nettoyage et traçabilité
En fin de chantier, un contrôle est effectué et un rapport détaillé est remis, incluant la nature des produits utilisés, les zones traitées et la garantie décennale associée.
Quels traitements privilégier contre le capricorne ?
Traitement par injection (indispensable en curatif)
C’est le traitement curatif par excellence pour les charpentes et poutres de forte section. Un produit biocide, comme les produits à base de perméthrine ou de borate, est injecté sous pression au cœur du bois. Cela permet de saturer le bois en profondeur pour atteindre et éliminer les larves au sein même de leurs galeries.
Traitement par pulvérisation
Ce traitement de surface consiste à pulvériser un insecticide liquide sur toutes les faces accessibles du bois. Il est surtout utilisé en traitement préventif sur des bois sains ou en complément d’un traitement curatif pour protéger les zones non atteintes. Utilisé en complément curatif ou en prévention sur bois sains. Il crée une barrière insecticide en surface.
Traitement thermique par air chaud
Cette méthode écologique consiste à chauffer les éléments infestés à une température contrôlée (environ 55-60 °C) pendant une durée déterminée. La chaleur pénètre le bois et élimine tous les stades de l’insecte (œufs, larves, adultes) sans utiliser de produits chimiques.
Traitement préventif
Pour prévenir une infestation de capricornes, il est essentiel de contrôler l’humidité et d’assurer une bonne ventilation, notamment dans les combles. Lors de la construction ou de la rénovation, il faut utiliser du bois déjà traité. Une inspection régulière des structures en bois est recommandée, surtout après 10 ans, car la garantie initiale des bois de construction ne s’applique plus. L’application de lasures, vernis ou peintures peut également constituer une barrière protectrice de surface.
Prévenir une infestation de capricorne
La prévention repose sur :
l’utilisation de bois traités en amont,
le maintien d’une bonne ventilation des combles,
le contrôle de l’hygrométrie,
des inspections régulières, notamment après 10 à 15 ans, lorsque la protection initiale des bois n’est plus active.
Prix d’un traitement contre le capricorne du bois
Le coût d’un traitement dépend :
du niveau d’infestation,
du volume de bois concerné,
de l’accessibilité,
des renforcements ou remplacements nécessaires.
| Type de traitement | Objectif | Méthode appliquée | Quand est-il nécessaire ? | Prix indicatif TTC | Durée moyenne d’intervention |
|---|---|---|---|---|---|
| Traitement préventif par pulvérisation | Empêcher toute infestation future | Pulvérisation biocide en double passe croisée sur bois sains | Charpente saine, avant isolation ou aménagement de combles | 6 à 15 € / m² | ½ à 1 journée |
| Traitement curatif léger | Stopper une attaque débutante | Brossage + pulvérisation renforcée | Présence limitée de trous, infestation récente | 15 à 30 € / m² | 1 journée |
| Traitement curatif par injection + pulvérisation | Éradication complète des larves | Bûchage, perçage, injection sous pression + pulvérisation | Infestation avérée, charpente porteuse atteinte | 35 à 60 € / m² | 1 à 2 jours |
| Traitement curatif lourd (bois très infestés) | Sécurisation structurelle | Injection intensive + remplacement ou moisage de pièces | Bois fortement vermoulus, perte de résistance mécanique | 60 à 95 € / m² | 2 à 4 jours |
| Traitement thermique par air chaud | Destruction sans biocide | Montée en température à 55–60 °C sur 24 à 48 h | Cas spécifiques, contraintes chimiques | 80 à 120 € / m² | 2 à 3 jours |
👉 Fourchette constatée :
35 € à 95 € / m², après diagnostic. Un devis personnalisé est indispensable pour définir un protocole adapté et durable
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